Parcours d’anciens étudiants de 3iS

Nous sommes allés à la rencontre d’anciens diplômés de 3iS, pour en savoir plus sur leurs parcours professionnels depuis l’obtention de leur diplôme. Les étudiants formés à 3iS bénéficient d’un très bon taux d’employabilité à l’issue de leur formation (86% sont en poste dans les 6 mois suivant leur formation).
Portraits de Léa Renaudet, diplômée en 2013 de la filière Cinéma & Audiovisuel spécialisation Image, Arthur Môlard, diplômé en 2013 de la filière Cinéma & Audiovisuel spécialisation réalisation, Milène Halley Des Fontaines, diplômée en 2015 de la filière Journalisme Audiovisuel et Pierre Tauvel, diplômé en 2016 de la filière Animation Jeu Vidéo.

Léa Renaudet

Pourquoi as-tu choisi 3iS ?

Des amis en école de cinéma sur Paris m’avaient conseillé cette école pour leur très bonne formation en image. C’est effectivement un choix que je ne regrette pas.

Quel a été ton parcours à 3iS ?

J’ai suivi la filière cinéma audiovisuel option image, un cursus de formation très riche qui mêle différents projets, réalisés en collaboration avec des élèves des autres options.
Parmi ces projets, j’ai travaillé en deuxième année sur la série Marchand de sable en tant que chef électricienne. Pour le court-métrage de fin d’études Matriochka, j’étais chef opérateur.
3iS m’a permis de trouver des stages très intéressants et a favorisé le développement de mon réseau professionnel.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience professionnelle depuis 3iS ?

J’ai réalisé mon dernier stage sur la série Profilage, diffusée sur TF1. À ma sortie de 3iS, j’ai continué sur cette série pendant plus d’un an et demi, passant du statut de stagiaire à celui de 2ème électro, puis 1ère électro.

Pour rappel, le 2ème électro est la personne qui est souvent au camion, qui amène le matériel à la “face” (le plateau). Le 1er électro est l’assistant du chef électricien, il reçoit les ordres du chef opérateur et participe concrètement à la réalisation de la lumière sur un plateau. On ne se rend pas bien compte de l’importance de la lumière sur un tournage ! Pourtant, elle change l’atmosphère du film et doit avant tout s’adapter aux envies du réalisateur, à ce qu’il veut transmettre.

Avec plusieurs électriciens, nous avons monté une association et créé une “bijoute”, qui comprend tout le matériel technique dont nous avons besoin pour réaliser un film. J’ai alors commencé en tant que chef électricien à faire des courts métrages et, de fil en aiguille, j’ai récemment rejoint des équipes sur des longs métrages comme La loi du Marché, Mon garçon, Volontaire

À 3iS, j’ai adoré l’approche pédagogique et la liberté que nous laissaient les intervenants. Ils ont influencé mon choix d’orientation et c’est en partie grâce à eux que j’exerce ce métier aujourd’hui.

Arthur Môlard

Quel souvenir gardes-tu de ton passage chez 3iS?

J’ai un attachement très fort à l’école. Les rencontres humaines, aussi bien avec les professeurs qu’avec les élèves, ont été très importantes pour moi. Aujourd’hui, il m’arrive encore d’envoyer mes scénarios à des professeurs ! Il y a également de nombreux étudiants avec lesquels je souhaite continuer à travailler.

Quelle importance a eu ton projet de fin d’études sur ta carrière ?

Le court métrage de fin d’année est une véritable carte de visite pour entrer sur le marché du travail. Notre film Jiminy nous a donné l’accès à des festivals et a favorisé les rencontres avec les producteurs, les compositeurs, les comédiens… Primé en France et sur plusieurs continents, nous ne pouvions pas suivre le film partout, il a plus voyagé que nous ! (Meilleur court-métrage international au Canada – Fantasia 2014, Prix universitaire en Italie – Sedicicorto 2014, Prix du Public, du Jury, Prix Ciné + Frisson en France – PIFFF 2013…).

Jiminy a réellement boosté mon début de carrière en montrant aux professionnels qu’avec peu de moyens, il est tout de même possible de réaliser un projet crédible.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs élèves de 3iS ?

La priorité est de travailler avec des personnes motivées. Personnellement, j’ai changé de mentalité. En 2ème année, je souhaitais surtout m’entourer des élèves les plus doués. En définitive, ce ne fut pas la meilleure chose à faire. Humainement, il y a des personnes qui sont très douées mais avec qui le travail ne se déroule pas de la façon souhaitée…

Milène Halley Des Fontaines

Pourquoi as-tu choisi 3iS ?

C’est par le biais des Journées Portes Ouvertes que j’ai été séduite par l’école. Les élèves en action, le matériel mis à disposition, le plateau télé, la salle régie… tout cela m’a donné une image moderne de 3iS et j’ai eu la sensation d’être déjà mise en conditions pour la vie professionnelle.

Quel a été ton parcours à 3iS ?

J’ai commencé par la filière cinéma. Au fur et à mesure de l’année et des projets, mes intérêts ont changé, j’ai été séduite par l’univers journalistique. Ainsi, en deuxième année, je me suis orientée vers la filière “journaliste multimédia” (ndlr. devenue depuis une spécialisation de la filière Cinéma & Audiovisuel).

J’ai rencontré des personnes intéressantes tout au long de ma scolarité. Les échanges étaient riches entre élèves. Dans chaque promotion, il est capital de se soutenir, d’apprendre à travailler en équipe et, dans la mesure du possible, de bien s’entendre. On en ressort plus forts, avec de meilleurs projets. Les intervenants ont également occupé une place importante dans mes études. En effet, ces derniers favorisent les opportunités professionnelles et permettent de développer un véritable réseau.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience professionnelle depuis 3iS ?

J’ai travaillé pendant deux ans chez Reservoir Prod sur deux émissions : Toute une histoire, présentée par Sophie Davant puis Mille et une vie, présentée par Frédéric Lopez, deux programmes diffusés sur la chaîne France 2. Après ces émissions, j’ai fait quelques pilotes. Depuis le mois d’août, j’ai rejoint les équipes de TF1 en tant que journaliste enquêtrice.

Des conseils aux futurs élèves de 3iS ?

Je recommande cette école, aussi bien pour la formation en cinéma que pour la filière journalisme. L’offre de formation est variée, les stages sont nombreux. Il est possible de s’essayer à plusieurs postes, ce qui permet d’affiner nos orientations futures…

Pierre Tauvel

L’après 3iS pour toi ?

Durant ma dernière année, j’ai eu l’opportunité de travailler en Motion Capture chez Quantic Dream, une entreprise de jeu vidéo française. Depuis l’obtention de mon diplôme, je suis resté à ce poste et j’occupe désormais le poste d’Opérateur Motion Capture à plein temps.

Peux-tu nous donner une vision globale des métiers dans l’univers de l’animation et du jeu vidéo (à ton niveau) ?

À mon niveau, il y a pleins de pôles différents : l’animation, le script, le graphisme, la production. Dans le pôle animation, on trouve le «  lead » (la personne qui coordonne les équipes) et plusieurs métiers comme animateur 3D, rigger, technicien motion capture etc..

On se retrouve ainsi avec une grande variété de postes spécialisés au sein d’une même équipe.

Quels conseils peux-tu donner aux futurs élèves ?

Déjà, du courage ! Ensuite je dirais : osez un maximum, n’ayez pas peur des réponses négatives et apprenez à bien travailler en équipe : c’est essentiel ! Que ce soit pour l’école avec les projets de fin d’année, en groupe ou bien en entreprise, vous travaillerez toujours équipe.

 

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